RÔLE DES DÉCIMES DU DIOCÈSE DE CORNOUAILLE (1788)

Texte extrait de « Diocèse de Quimper et de Léon, nouveau répertoire des églises et chapelles » de René Couffon et Alfred Le Bars (1988).

Association diocésaine de Quimper : Ouvrage publié avec le concours du Conseil Général du Finistère.

Les décimes : c’est l’imposition que le clergé de France levait sur lui-même pour faire face à ses charges financières. Celles-ci étaient de deux ordres la contribution versée au trésor royal ; les frais et charges internes au clergé de France ; parmi les sommes versées à l’Etat, figuraient les dons gratuits. Bien que se considérant exempt d’impôts, le clergé déclarait qu’il acceptait de participer aux frais de l’Etat, mais de façon bénévole et gracieuse…

Le rôle des décimes : c’est la répartition, dans chaque diocèse, de la part qui lui revient dans les charges du clergé. Cette répartition, au niveau du diocèse, était effectuée par le Bureau ecclésiastique, appelé aussi Chambre du clergé. Cet organisme, présidé par l’évêque, était composé de douze recteurs répartis à travers tout le territoire du diocèse. Il se réunissait deux fois l’an. A l’ordre du jour figurait toujours, entre autres sujets, la répartition des décimes qui étaient acquittés en deux termes : février et octobre.

Etaient imposés, tous les bénéfices et bénéficiers. Soit : l’évêché, le chapitre, les collégiales, les abbayes, les prieurés, les communautés religieuses, les chapellenies, les recteurs, les fabriques des paroisses, trêves, confréries, chapelles, …

Jean-Louis Le Floc’h archiviste