C’est un meuble de 3,50 m de haut et de 2 m de large adossé au mur nord du bâtiment. Il est chapeauté d’un demi-dôme et date du 18ème. Il est fait en bois clair. L’artisan qui l’a réalisé est inconnu.

Cette œuvre qui fait l’admiration des visiteurs paraissait saine au premier abord, mais elle se détériorait insensiblement car le parquet en forme d’estrade sur lequel elle reposait était enfoncé et pourri. La base était à même le sol (terre pour l’essentiel) et se trouvait donc exposée à l’humidité et aux attaques de la vermine. Le corps du meuble, en particulier la partie haute se dégradait aussi et quelques pièces de bois manquaient et semblaient avoir disparues. Des taches sombres sur ce meuble clair achevaient de le dénaturer et de le mettre en péril.

« En 1916 le recteur de la paroisse, M. Yves-Marie Le Roux se demandait; en apprenant que son église était classée parmi les monuments historiques : « Da petra e talvezo an dra-ze ?… » A quoi cela servira-t-il ? Ce pourrait être une bonne chose mais tout ne sera pourtant pas bénéfice car désormais on ne pourra toucher à rien sans la permission du ministre, quand bien même il ne donnerait pas un sous pour la dépense ! » (Extrait du Bulletin paroissial de mars 1916.Traduit du breton.)

Ne soyons pas aussi pessimistes. La restauration de notre confessionnal à demi-dôme du 18ème siècle vient de se terminer. Cette réalisation contribuera à concrétiser notre ligne d’action.

DEC’H, HIZIV EVIT WARC’HOAZH Hier, aujourd’hui pour demain .
La région (10 %), le département (50 %) et la commune (40 %) ont financé cette restauration qui a été faite par l’entreprise Gilbert Le Goël de Bieuzy du Morbihan. Les travaux ont eu une durée de 5 mois.